Bail foncier, bailleur et preneur

Bail du preneur et recettes foncier brutes du bailleur

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Les recettes brutes sont les sommes encaissées par le bailleur au cours de l'année d'imposition à quelque titre que ce soit, notamment :

  les loyers et charges - y compris les arriérés ou les loyers versés d'avance au titre de l'année suivante ;
- les loyers perçus par l'intermédiaire d'un mandataire même si celui-ci n'en a pas rendu compte au cours de l'exercice fiscal ;
- la valeur des avantages en nature stipulés au bail ;
- les revenus accessoires: location de droit d'affichage ;
- le loyer acquitté par le preneur en cas de bail à réhabilitation ;
- les subventions (notamment celles de l'ANAH) et les indemnités d'assurances destinées à financer des charges déductibles.

En revanche, ne font pas partie du revenu foncier :
- les dépôts de garantie versés par les locataires lors de la signature du bail. Ils ne doivent pas être inclus dans les recettes brutes lors de leur encaissement, mais seulement le cas échéant lorsqu'ils sont utilisés par le bailleur pour se couvrir des loyers non payés à leur terme ou des frais de remise en état des locaux après le départ du locataire ;
- les améliorations réalisées par le preneur en cours de bail, à l'exception des travaux
d'agrandissement, de construction ou de reconstruction qui sont imposables au titre de l'année au cours de laquelle le bail a pris fin, à condition qu'ils reviennent sans indemnité au bailleur et qu'ils soient prévus dans le bail.

  dans le cadre d'un bail à réhabilitation, les travaux de construction, ou de reconstruction, d'agrandissement réalisés, à condition qu'ils aient été prévus par le bail.

Les dépenses incombant normalement au bailleur et mises par convention à la charge du locataire doivent être ajoutées aux recettes brutes.

Il s'agit des dépenses qui incombent de droit au bailleur, mais que le bail met expressément à la charge du locataire notamment :
- les réparations autres que locatives,
- les impôts payés par le locataire alors qu'ils devraient être payés par le bailleur,
- les primes d'assurance contre les risques dont le bailleur est responsable.

En revanche, les dépenses d'amélioration réalisées volontairement par le locataire alors que les clauses de son bail ne l'y obligent pas, n'ont pas à être ajoutées aux recettes brutes du bailleur, même si celui-ci a donné son accord pour la réalisation des travaux.

Les dépenses supportées par le bailleur pour le compte des locataires font l'objet d'un traitement particulier.
Désormais, il est interdit au bailleur de déduire de ses revenus fonciers les dépenses incombant au locataire acquittées par lui; en contrepartie, les remboursements effectués le locataire ne sont plus imposables.
Afin de ne pas pénaliser les bailleurs en cas d'impayés, celui-ci est en droit de déduire, au titre de l'année de départ du locataire, les charges non effectivement récupérées. La déduction des charges non récupérées n'est possible que l'année de départ du locataire, même si les sommes en cause peuvent concerner l'ensemble des années antérieures couvertes par la période de location.
Cette réduction est pratiquée après déduction forfaitaire.

Les dépenses en cause sont :

  celles de fournitures ou de services destinés à l'usage privé ou commun des locataires et occupants: notamment, de la consommation d'eau chaude et froide, des frais de chauffage, d'éclairage, d'ascenseur, de tapis, de vidange, de ramonage, d'entretien de propreté des parties communes, de la location des compteurs... ;
- des taxes locatives : taxe d'enlèvement des ordures ménagères, taxe de balayage. ;
- les taxes locatives : taxe d'enlèvement des ordures ménagères, taxe de balayage.