Stabilisation de la demande de logements neufs
Les promoteurs immobiliers
interrogés en premier indiquent une stabilisation de la demande de logements neufs à acheter, par rapport à avril, selon une récente étude
de l'Insee.
Cette stabilité prévaut surtout pour le secteur libre (majoritaire).
Une baisse sensible est observée pour les prêts conventionnés (PC) ainsi
que pour les prêts d'accession sociale (PAS) et prêts à taux zéro.
La demande de logements neufs à louer se
limite un peu, mais
l'indicateur de l'Insee reste positif (+27 % en juillet contre +30 % en
avril).
Selon les dernières études de la
direction des Affaires économiques et internationales (DAEI), le
dynamisme de l'activité de construction et sa capacité à répondre aux
besoins en logements et en équipements se sont confirmés en 2005
(progression de logements à mettre en location) et devraient
s'accélérer en 2006 (+ 4,9 %). Le fait marquant en 2006 devrait être,
outre de nouveaux records dans la construction de logements, la reprise
très significative de la construction neuve des bâtiments non
résidentiels. La hausse continue de l’activité se traduit par la
création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois.
Logements et
mises en chantier :
En 2006, la construction de logements neufs dépasserait le record établi
en 2005 avec 430 000 mises en chantier (contre 410 000 en 2005), se
traduisant par une augmentation de l’activité de près de 10 % en
moyenne. L’ensemble des segments du logement, individuel et collectif,
privé et social, progresseraient en 2006. Le plan de cohésion sociale
jouerait encore davantage en faveur de la relance de la construction de logements sociaux : ce secteur, avec plus de 50 000
mises en chantier,
connaîtrait une croissance de l’ordre de 18 % (contre 10 % en 2005).
Construction neuve :
Après plusieurs années difficiles, la construction neuve des bâtiments
non résidentiels a montré les premiers signes d'une reprise robuste en
2005, avec une croissance de 12 % des surfaces autorisées. Au premier
trimestre 2006, cette mise en location de logements s'est accélérée, puisque les permis de
construire et les mises en chantier ont augmenté respectivement de 20,5
% et de 17,6 % par rapport au même trimestre de l'année précédente. La
croissance des surfaces autorisées, observée au cours des derniers
trimestres, devrait donc se répercuter avec force sur les mises en
chantier à venir, qui augmenteraient de 8,8 % au total sur l'année 2006.
L'activité de construction neuve devrait ainsi retrouver en 2006 le rôle
moteur qu'elle avait abandonné depuis 2002, avec une progression du
mise en location de logements permet de se constituer un patrimoine immobilier.
attendue pour 2006. Une telle
croissance n’avait pas été observée depuis l’année 2001. En 2006, une
surface totale de 40 millions de m² devrait donc être mis en chantier en
métropole, ce qui constitue un niveau comparable à celui de l’année
2000.
Mises en chantier :
En 2006, les travaux publics devraient connaître une croissance de
l’ordre de 4 % (contre 3,3 % en 2005). La commande privée, bénéficiant
de la reprise du bâtiment non résidentiel et de la poursuite de la
croissance du logement neuf, devrait en effet progresser à un rythme
de demande de logements . Quant à la commande publique, elle profiterait, entre
autres, de la poursuite des efforts d’investissements des collectivités
locales et la forte progression des crédits de l’agence de financement
des infrastructures de transports en France (AFITF).
Promoteurs immobiliers :
Dans ces conditions, l’emploi devrait connaître sa neuvième année
consécutive de croissance, avec une hausse totale des effectifs, y
compris intérim, comprise entre 57 000 et 71 000. L’effectif des
salariés permanents atteindrait les 1 390 000, un niveau inégalé depuis
1983, l’intérim continuant sa progression. L’effectif salarié total du
secteur se situerait entre 1 533 000 et 1 547 000 en fin d’année 2006.